6. Die Veranlassung zur Berufung der jüdischen Notabelnversammlung und des Sanhedrins unter Napoleon.

[594] Die geheimen Triebfedern, welche unter Napoleon I. in Bewegung gesetzt wurden, um eine Reaktion gegen die französischen Juden hervorzurufen und sie ihrer Gleichstellung zu berauben, sind erst in jüngster Zeit ans Licht gezogen worden. Guizot hat in der Revue des deux mondes (Jahrg. 1867, Juliheft) die geheimen Verhandlungen im Staatsrate in betreff der Juden mitgeteilt. Sie können als Ergänzung zu dem beinahe stenographischen Berichte dienen, welchen Pelet aus dem Munde eines bei der Beratung anwesenden Staatsrates veröffentlicht, und zu den Akten, welche der ehemalige Polizeipräfekt Baude dem Redakteur der Archives Israélites, J. Cahn, zugestellt hat (Archives, Jahrg. 1841, S. 138 ff.). Aus allen diesen Berichten geht hervor, daß Napoleon von einer heftigen Animosität gegen die Juden erfüllt war, und daß diese Animosität erst durch eine förmliche Verschwörung der klerikalen und reaktionären Parteiclique, Bonald, Fontanes, Molé künstlich in ihm hervorgerufen worden war.

Bis zu seiner Rückkehr aus dem österreichischen Kriege hatte Napoleon keine Vorurteile gegen die Juden, sie lagen ihm fern. Erst seit der Rückkehr während seines Aufenthalts in Straßburg sind ihm solche förmlich beigebracht worden. Man hat ihm sogar insinuiert, das Schauspiel einer Judenvertreibung zum Besten zu geben.

Auf der anderen Seite zeigt sich in dieser Causerie aus dem Staatsrate, daß die Gleichstellung der französischen Juden so feste Wurzeln geschlagen hatte, daß die meisten Räte bei dem Vorschlage, sie in einen Ausnahmezustand zurückzuversetzen, verblüfft waren und ihn als eine Absurdität verlachten. Diese Staatsräte waren das Organ der öffentlichen Meinung. Darum ist es Napoleon, welcher Konstitutionen und Gesetze wie Seifenblasen weghauchte, so schwer geworden, die Gleichheit der Juden vollständig zu annullieren. Er versuchte es zuerst mit einer jüdischen Notabelnversammlung und dann mit einem Sanhedrin, um Garantien zu haben.

Der Bericht aus der Revue des deux mondes lautet:

»La première discussion à laquelle j'assistai avait un intérêt particulier pour les auditeurs. En revenant d'Austerlitz, l'empereur s'était arrêté à [594] Strassbourg; il y entendit de vives plaintes contre les Juifs. L'opinion populaire s'était soulevée contre l'usure qu'ils pratiquaient; un grand nombre de propriétaires et de cultivateurs étaient grevés d'énormes dettes usuraires, ils avaient reconnu des capitaux qui étaient au-dessus des sommes qui leur avaient été prêtées. On disait que plus de la moitié des propriétés de l'Alsace étaient frappées d'hypothèques pour le compte des Juifs. L'empereur promit de mettre ordre à un si grand abus, et arriva à Paris avec la conviction qu'un tel état de choses ne pouvait être toléré. Il envoya la question à l'examen de conseil d'état. Elle fut d'abord déférée à la section de l'intérieur. M. Regnault de Saint-Jean d'Angély, qui la présidait, chargea M. Molé, jeune et nouvel auditeur, d'un rapport sur cette affaire. Pour les hommes politiques et les légistes il ne semblait pas qu'il y eût aucune difficulté, ni matière à un doute; aucune disposition légale n'autorisait à établir la moindre différence entre les citoyens professants une réligion quelconque; s'enquérir de la croyance d'un créancier pour savoir s'il avait le droit d'être payé, c'était, dans les principes et les textes de nos lois, une étrange idée aussi contraire aux opinions générales et aux mœurs actuelles qu'aux textes légaux. A la grande surprise des conseillers d'état, M. Molé donna lecture d'un rapport qui concluait à la nécessité de soumettre les Juifs à des lois d'exception, du moins en ce qui touchait les transactions d'intérêt privé. Je venais d'arriver à Paris quelques jours après la séance de la section où ce rapport avait été lu; on me raconta, comment il avait été accueilli par le dédain et le sourire des conseillers d'état, qui n'y avaient vu qu'un article littéraire, une inspiration de la coterie antiphilosophique de M. de Fontanes et de M. de Bonald. M. Molé17 n'avait été nullement déconcerté; il n'y avait pas eu de discussion, la question devait être portée devant tout le conseil. M. Regnault l'exposa sommairement, et ne crût pas nécessaire de soutenir une opinion qui était universelle. M. Beugnot, qui venait d'être nommé conseiller d'état, trouva l'occasion bonne pour son début; il traita la question à fond, avec beaucoup de raison, d'esprit et de talent. I n'y avait personne qui ne fût de son avis. Alors l'archi-chancelier dit au conseil que l'empereur attachait une grande importance à cette affaire, qu'il avait une opinion contraire à celle qui semblait prévaloir, et qu'il était nécessaire de reprendre la discussion un jour où l'empereur présiderait le conseil. La séance fut tenue à Saint Cloud. M. Beugnot, qui parlait pour la première fois devant l'empereur et que son succès avait un peu enivré, fut cette fois emphatique, prétentieux, déclamateur, tout ce qu'il ne fallait pas être au conseil d'état, où la discussion était une conversation de gens d'affaires, sans recherche, sans phrases, sans besoin d'effet. On voyait que l'empereur était impatienté. Il y eut surtout une certaine phrase qui parut ridicule: M. Beugnot appelait une mesure qui serait prise par exception contre les Juifs »une bataille perdue dans les champs de la justice«. Quand il eut fini, l'em pereur prit la parole et avec une verve, une vivacité[595] plus marquées qu'à l'ordinaire, il répliqua au discours de M. Beugnot tantôt avec raillerie, tantôt avec calme; il parla contre les théories, contre les principes généraux et absolus, contre les hommes pour qui les faits n'étaient rien et qui sacrifiaient la réalité aux abstractions. Il releva avec amertume la malheureuse phrase de la bataille perdue, et, s'animant de plus en plus, il en vint à jurer ce qui, à ma connaissance, ne lui est jamais arrivé au conseil d'état; puis il termina en disant: – »Je sais que l'auditeur qui a fait le premier rapport n'était pas de cet avis, je veux l'entendre.« – M. Molé se leva et donna lecture de son rapport; M. Regnault prit assez courageusement la défense de l'opinion commune et même de M. Beugnot; M. de Ségur risqua aussi quelques paroles. »Je ne vois pas, dit-il, ce qu'on pourrait faire.« L'empereur s'était radouci, et tout se termina par la résolution de faire une enquête sur l'état des Juifs en Alsace et sur leurs principes et leurs habitudes concernant l'usure. La commission fut composée de trois maîtres des requêtes: M. Portalis, M. Pasquier et M. Molé, qui fut nommé maître des requêtes à cet effet. Les préfets furent chargés de désigner des rabbins ou autres Juifs considérables qui viendraient donner des renseignements à la commission. Ce fut M. Pasquier qui recueillit ces renseignements, et pour la première fois on connut la situation des Juifs, la division de leurs sectes, leure hierarchie, leurs règlements. Le rapport de M. Pasquier fut très-instructif. L'empereur s'était calmé, et en était venu à l'opinion très sensée que le culte juif devait être officiellement autorisé et prendre une existence régulière et légale. Après le rapport de la commission et pour donner quelque satisfaction aux plaintes de l'Alsace, un décret impérial prescrivit des dispositions transitoires et une sorte de vérification qui ne mettaient point à l'avenir les créanciers juifs hors du droit commun; puis, afin de régler l'exercice du culte juif, un grand sanhédrin fut convoqué, de telle sorte que toute cette affaire, commencée dans un mouvement d'irritation malveillante et d'intolérance, se termina par une reconnaissance solennelle des rabbins, des synagogues, et l'égalité civile des Juifs reçut une éclatante confirmation.

Quelques mois après, lorsque l'empereur était en Pologne, voyant l'empressement des Juifs à être utiles à l'armée française et à servir, moyennant salaire, de fournisseurs ou d'informateurs, il disait en riant: »Voilà pourtant à quoi me sert le grand sanhédrin.«

Pelet (Opinions de Napoléon sur divers sujets de politique et d'administration, Paris 1833) referiert das. p. 211 ff. von drei Staatsratssitzungen unter dem Präsidium des Kaisers, welche die Maßnahmen in betreff der Juden des Elsaß und der französischen Juden überhaupt zum Gegenstand hatten. Als Einleitung bemerkt Pelet: Napoléon avait lui-même de fortes préventions contre cette classe d'hommes (les Juifs). Elles percent dans le discours que nous rapportons. Il les avait puisées aux armées à la suite desquelles marchaient trop souvent des juifs avides de gain et prêts à trafiquer de tout.

Die erste Staatsratssitzung für diesen Gegenstand fand am 30. April statt; der Kaiser Napoleon sprach sich in derselben folgendermaßen aus:

Séance du 30 avril 1806.

»La législation est un bouclier que le gouvernement doit porter partout où la prospération publique est attaquée. Le gouvernement francais ne [596] peut voir avec indifférence une nation avilie, dégradée, capable de toutes les bassesses, posséder exclusivement les deux beaux départements de l'ancienne Alsace; il faut considérer les juifs comme nation et non comme secte. C'est une nation dans la nation; je voudrais leur ôter, au moins pendant un temps déterminé, le droit de prendre des hypothèques; car il est trop humiliant pour la nation française de se trouver à la merci de la nation la plus vile. Des villages entiers ont été expropriés par les juifs; ils ont remplacé la féodalité; ce sont de véritables nuées de corbeaux. On en voyait aux combats d'Ulm qui étaient accourus de Strassbourg pour acheter des maraudeurs ce qu'ils avaient pillé.

»Il faut prévenir, par des mesures légales, l'arbitraire dont on se verrait obligé d'user envers les juifs, ils risqueraient d'être massacrés un jour par les chrétiens d'Alsace, comme ils l'ont été si souvent, et presque toujours par leur faute.

»Les juifs ne sont pas dans la même catégorie que les protestants et les catholiques. Il faut les juger d'après le droit politique, et non d'après le droit civil, puisqu'ils ne sont pas citoyens.

»Il serait dangereux de laisser tomber les clefs de la France, Strassbourg et l'Alsace, entre les mains d'une population d'espions qui ne sont point attachés aux pays. Les juifs autrefois ne pouvaient pas même coucher à Strassbourg; il conviendrait peut-être de statuer aujourd'hui qu'il ne pourra pas y avoir plus de cinquante mille juifs dans le haut et le bas Rhin; l'excédant de cette population se répandrait à son gré dans le reste de la France.

»On pourrait aussi leur interdire le commerce, en se fondant sur ce qu'ils le souillent par l'usure, et annuler leurs transactions passées comme entachée de fraude.

»Les chrétiens d'Alsace et le préfet de Strassbourg m'ont porté beaucoup de plaintes contre les juifs lors de mon passage dans cette ville.«

Offenbar war das Obige der Hauptinhalt der heftigen Expektoration Napoleons, wie Guizot sie schildert, hervorgerufen durch Beugnots humane, oder nach Napoleons Anschauung, ideologische Apologie für die Juden. Der Mißstand war offenbar von der judenfeindlichen Bürgerschaft Straßburgs in boshafter Weise geschildert worden, und um den Kaiser dafür einzunehmen, wurde auch der Zug angebracht, der schon bei dem Widerstand gegen die Emanzipation während der Sitzung der assemblée nationale eine Rolle spielte, daß eine Beschränkung der Juden in ihrem eigenen Interesse liegt, sonst würden sie von der ihnen feindlichen Bevölkerung massakriert werden. Der weitere Verlauf ergibt sich aus dem Berichte über die zweite Sitzung:

Séance du 7 mai 1806.

»On me propose d'expulser les juifs ambulants qui ne se justifieront pas du titre de citoyens français, et d'inviter les tribunaux à employer contre l'usure leur pouvoir discretionnaire; mais ces moyens seraient insuffisants. La nation juive est constituée, depuis Moïse, usurière et oppressive, il n'en est pas ainsi des chrétiens: les usuriers font exception parmi eux et sont mal notés. Ce n'est donc pas avec deslois de métaphysique qu'on régénérera les juifs; il faut ici des lois simples, des lois d'exception; on ne peut rien me proposer de pis que de chasser un grand nombre d'individus qui sont hommes comme [597] les autres; la législation peut devenir tyrannique par metaphysique comme par arbitraire. Les juges n'ont point de pouvoir discrétionnaire; ce sont des machines physiques au moyen desquelles les lois sont exécutées, comme l'heure est marquée par l'aiguille d'une montre: il y aurait de la faiblesse à chasser les juifs; il y aura de la force à les corriger. On doit interdire le commerce aux juifs, parce qu'ils en abusent, comme on interdit à un orfèvre son état lorsqu'il fait du faux or. La métaphysique a égaré le rapporteur au point de lui faire préférer une mesure violente de déportation à un rémède plus efficace et plus doux. Cette loi demande à être mûrie; il faut assembler les états-généraux des juifs, c'est-à-dire en mander à Paris cinquante ou soixante et les entendre; je veux qu'il y ait une synagogue générale de juifs à Paris, le 15 juin. Je suis loin de vouloir rien faire contre ma gloire et qui puisse être désapprouvé par la postérité, comme on me le fait entendre dans le rapport. Tout mon conseil réuni ne pourrait me faire adopter une chose qui eût ce caractère; mais je ne veux pas qu'on sacrifie à un principe de métaphysique et d'égoïsme le bien des provinces. Je fais remarquer de nouveau qu'on ne se plaint point des protestants, ni des catholiques, comme on se plaint de juifs; c'est que le mal que font les juifs ne vient pas des individus, mais de la constitution même de ce peuple; ce sont des chenilles, des sauterelles qui ravagent la France.

»Il faut fixer l'intérêt légal comme en Angleterre; ce sera une règle pour l'honnête homme. Le tribunal de commerce de Paris vient de faire une chose scandaleuse, en accordant à M. Seguin quatre millions d'intérêt sur le pied de quarante-deux pour cent. Les économistes ont fait de l'homme une brute, en soutenant que sa conscience ne pouvait être affectée par la déclaration d'un intérêt légal.

»Le revenu des terres doit être la mesure de l'intérêt légal; l'Angleterre est, à cet égard, dans un système illusoire. Je voudrais qu'on appliquât aux prêts à intérêt le principe de la lésion d'autre moitié, et qu'on examinât, s'il ne convient pas de fixer le taux de l'intérêt légal, entre particuliers, à cinq pour cent, et entre commerçants, à six pour cent.«

Darauf folgte die dritte Sitzung, um das Dekret der Zusammenberufung zu formulieren.

Séance du 21 mai 1806.

»Le projet sur les juifs est trop long, et la rédaction doit en être changée; on ne me fait pas parler le langage qui me convient; le souverain ne doit pas faire mention dans ses actes de ce que le public pense ou ne pense pas, ni lui prêter, sur le gouvernement telle ou telle opinion, car les lecteurs prendraient toujours le contre-pied. Si je dis dans le préambule du décret, qu'aucune réligion ne craint de ma part une persécution, beaucoup de lecteurs en concluront, avec raison, que les esprits ne sont pas très-rassurés à cet égard. On doit avoir la ferme volonté de ne point persécuter, et laisser ensuite parler le public comme il lui plaît; j'ai là-dessus des idées arrêtées dont on ne me fera point revenir. Je me charge de corriger moi-même la rédaction.«

Aus dieser Beratung ging das Dekret vom 30. Mai 1806 hervor, welches die zwei Hauptpunkte enthält:

[598] Art. 1. Il est sursit pendant un an ... à toutes exécutions de jugement aux contrats.. contre des cultivateurs des départements de la Sarre, de la Rœr, etc.

Art. 2. Il sera formé au 15 juillet.. une assemblée d'individus professant la réligion juive etc.

Die Beratungen und Beschlüsse der jüdischen Notabelnversammlung sind bekannt. Die Instruktion Napoleons, welche der Staatsrat Baude den Archives Israélites mitgeteilt hat, betreffen die Konstituierung des Sanhedrins, wie dessen Mitglieder Napoleons Intentionen geneigt gemacht werden sollten. Der Sammler scheint sie nicht chronologisch geordnet zu haben. Das erste Stück ist die Note du 3 septembre 1806 (Archives a.a.O. p. 142). Die zweite vom November 1806: Note relative au Sanhédrin des Juifs (das. p. 144 bis 148). Als die dritte ist anzusetzen, was daselbst als erste aufgeführt wird: Instructions données par l'empereur Napoléon à M. M. les commissaires près du grand Sanhédrin, Saint Cloud, 22 janvier 1806 (p. 138). Dieses Datum kann nämlich nicht richtig sein, denn in dieser Zeit war noch nicht einmal von der Assemblée, geschweige denn vom Sanhédrin die Rede. Ebenso unrichtig ist das Datum für die folgende Note (p. 139): Rambouillet, 13 mars 1806, da auch darin vom Sanhédrin die Rede ist. Dagegen ist das Schreiben an Champigny in betreff des Sanhédrin (das. p. 143), d.d. Posen, le 29 novembre 1806, richtig datiert.


Quelle:
Geschichte der Juden von den ältesten Zeiten bis auf die Gegenwart. Leipzig [1900], Band 11, S. 594-599.
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